Il était une fois... est un jeu pour raconter des histoires, où il vous
suffira juste un peu d'imagination. Guidé par les cartes du jeu -
toutes inspirées de l'univers des contes de fées - un joueur va
imaginer une histoire, la raconter et l'amener à son dénouement.
Mais
attention ! Les autres joueurs peuvent interrompre le conteur à tout
moment avec leurs cartes pour reprendre le cours de l'histoire et
l'entraîner vers une autre conclusion...
Chaque joueur possède au départ des cartes représentant des
éléments de contes de fée (une couronne , un monstre, une princesse,…)
superbement illustrées par Sophie Mounier et une carte de conclusion («
ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. »). L’habillage du jeu
et le dos des cartes ont été dessiné par Florence Magnin et c’est bien.
Le premier joueur qui est narrateur va devoir improviser un conte
en plaçant les éléments qu’il a en main, de façon cohérente, et en
défaussant les cartes concernées au fur et à mesure. Le but étant de se
débarrasser de toutes ses cartes en terminant par sa carte
«dénouement».
Si le conteur hésite trop longtemps ou si son histoire manque de
cohérence, il doit piocher une carte et son voisin reprend la narration
où elle s’était arrêtée.
De plus, si le conteur nomme dans son récit un élément qu’un autre
joueur possède en main, ce dernier l’interrompt et devient le nouveau
conteur. Bien sûr, il doit quand même tenir compte du récit déjà
existant.
Il existe aussi d’autres cartes qui permettent des interruptions
sur des thèmes plus généraux. Ainsi si vous possédez une carte
Interruption-Personnage, vous pourrez interrompre le conteur dès qu’il
parlera d’un personnage quel qu’il soit.
Le jeu peut-être aussi bien joué par des enfants que des adultes.
Les joueurs doivent être prévenus qu’il n’est pas aussi facile qu’on le
croit de faire un récit cohérent devant un public même connu.
Mais le plus étonnant, reste que si «Il était une fois » est un
vrai jeu, le plaisir qu’on y prend ne vient pas du fait de gagner la
partie.
Il reste souvent un moment de poésie, d’une histoire souvent
oiseuse et drôle que chacun va essayer d’influencer pour la mener à sa
propre conclusion.